Ce mois-ci
Février 2009
Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
Syndiquer
Afficher article  Les compléments de bêta-carotène protégeraient contre le déclin cognitif chez les hommes
Les hommes qui complètent leur alimentation avec du bêta-carotène pendant plus de 15 ans subissent moins de déclin cognitif. Telle est la conclusion d’une étude réalisée à l’Hôpital de Brigham et de Femmes et à l’Ecole de la Médecine de Harvard, aux Etats-Unis.

L’étude a porté sur deux groupes d’hommes complétant leur alimentation tous les deux jours de 50 milligrammes de bêta-carotène. Le premier groupe a pris des compléments pendant une moyenne de 18 ans, tandis que le deuxième les a pris pendant environ 1 an.

Les hommes qui ont pris des compléments à court terme avaient le même fonctionnement cognitif (réflexion, apprentissage, mémoire) que les hommes dans un groupe de témoin. En revanche, ceux qui ont pris les compléments à long terme avaient un meilleur fonctionnement cognitif.

Selon Michael E. Rosenbaum, "le corps produit une unité de vitamine A pour 10 à 12 unités de bêta-carotène". La vitamine A joue un rôle important dans la vue, la croissance des os, la reproduction, la division cellulaire et la différentiation et elle protège contre les infections en produisant les globules blancs qui détruisent les bactéries nocives et les virus.

Le bêta-carotène sert quant à lui d’antioxydant, et aide ainsi à désactiver les radicaux libres qui endommagent la structure basique des cellules et qui accélèrent le processus de vieillissement. Les fruits et les légumes jaunes, oranges et verts sont riches en bêta-carotène. Plus vive est la couleur, plus le produit est riche en bêta-carotène.

Afficher article  Avoir un parent atteint de démence ou d’Alzheimer ferait perdre la mémoire
Les enfants de parents qui ont la maladie d’Alzheimer ou qui souffrent de démence courent plus de risques d’avoir des pertes de mémoire au cours de la vie, selon une étude menée par les chercheurs de l’université de Boston, publiée le 18 février. Cette étude sera présentée lors du meeting de Seattle célébrant le 61ème anniversaire de l’Académie américaine de neurologie, du 25 avril au 2 mai.

Les scientifiques de l’université de Boston ont recherché un gène censé jouer un grand rôle dans les situations de démence, appelé ApoEe4, parmi deux groupes de personnes. Le premier groupe est composé de personnes dont au moins l’un des parents est atteint de démence, ou de la maladie d’Alzheimer, l’autre groupe est composé de personnes dont les parents ne sont touchés ni par la démence, ni par Alzheimer.

La moyenne d’âge des deux groupes de personnes est de 59 ans. Parmi les porteurs du gène ApoEe4, ceux dont les parents sont atteints de démence ou de la maladie d’Alzheimer ont deux à trois fois plus de chance que les autres d’avoir des troubles des performances du langage et visuelles.

Cependant, ces personnes ne connaissent pas pour l’instant de troubles outre mesure. Seuls des tests supplémentaires pourront déterminer si des mauvaises performances à des tests de mémoire peuvent mener à développer des démences ou la maladie d’Alzheimer.

Afficher article  La majorité des êtres humains croient que les rêves cachent d’importantes réalités
La majorité des êtres humains continue de croire que les rêves contiennent d’importantes vérités cachées, selon un article publié dans le numéro de février du Journal de la personnalité et de la psychologie sociale, publiée par l’association américaine de psychologie. Parmi les différentes conclusions des chercheurs de l’université américaine Carnegie Mellon, rêver à un évènement angoissant pourrait être aussi perturbant qu’en faire la véritable expérience.

Les chercheurs ont analysé les résultats de six différentes études portant sur les rêves de 1.100 personnes. "Les gens pensent que leurs rêves leur apportent des connaissances sur eux-mêmes", explique Carey Morewedge, principal auteur de l’étude et professeur assistant à l’université Carnegie Mellon.

Dans l’une des études, les chercheurs ont demandé à 149 étudiants d’universités des Etats-Unis, d’Inde et de Corée du Sud d’évaluer différentes théories sur les rêves. Les étudiants issus de ces trois cultures très différentes ont majoritairement estimé que les rêves révèlent des vérités cachées sur eux-mêmes et sur le monde.

Les chercheurs ont aussi essayé de déterminer comment les rêves peuvent influencer notre comportement au réveil. Ils ont demandé à 182 voyageurs de la gare de Boston d’imaginer que l’un de ces 4 scénarios a eu lieu avant un voyage en avion : le risque d’attaque terroriste est très élevé, ils pensent à ce que leur avion s’écrase, ils rêvent que leur avion s’écrase, ou un avion s’écrase sur la route de l’aéroport.

Rêver d’un avion qui s’écrase a plus de chance d’affecter ce qui est prévu pour le voyage, à la différence de penser à un crash, ou d’une menace terroriste élevée. Rêver d’un accident d’avion produit un niveau d’anxiété similaire à l’action d’observer un accident d’avion sur la route de l’aéroport.

Dans une autre étude, 270 Américains se sont rappelés un rêve à propos d’une de leurs connaissances. Les gens apportent plus d’importance à un rêve agréable à propos d’une personne qu’ils aiment qu’à propos d’une personne qu’ils n’aiment pas. Ils sont pourtant nombreux à se pencher sur la signification d’un rêve désagréable, si ce dernier implique quelqu’un qu’ils n’aiment pas.

En d’autres termes, "les gens apportent de l’importance à leurs rêves quand ces derniers confirment leurs croyances et envies pré-existantes", selon Carey Morewedge. Ceci est également prouvé lors d’une autre expérience, qui démontre que les personnes qui croient en Dieu sont plus enclines à croire les rêves où Dieu leur parle.

D’autre part, les agnostiques considèrent que les rêves où Dieu leur offre quelque chose de plaisant ont davantage de signification que ceux où Dieu leur demande de faire un sacrifice, par exemple.

"La plupart des gens pense que les rêves ont peu de chances de prédire l’avenir, mais cela ne les empêche pas de trouver des significations dans les rêves", estime Carey Morewedge.

Afficher article  Habiter un quartier plein de fast-foods augmenterait le risque de congestion cérébrale
Habiter dans le voisinage de plusieurs fast-foods augmenterait le risque d’avoir une congestion cérébrale de 13%, selon une étude menée par des chercheurs de l’université du Michigan et présentée le 19 février à l’occasion de la Conférence Internationale sur les Congestions Cérébrales.

Le Dr. Lewis B. Morgenstern, professeur de neurologie à l’Ecole de la Médecine à l’Université du Michigan, et son équipe ont analysé 1.247 cas de congestions cérébrales, dont la plupart ischémiques, en rapport avec la situation géographique des patients. Les gens qui habitaient dans les quartiers avec le plus de fast-foods (en moyenne 33), avaient 13% plus de risques d’avoir une congestion cérébrale par rapport à ceux qui habitaient dans les quartiers avec le moins de fast-foods (en moyenne 12).

Les chercheurs considèrent la découverte comme importante, mais la nature causale du phénomène n’est pas encore déterminée. "Les résultats mettent en évidence le rôle important que jouent l’alimentation et le mode de vie dans la prévention d’une congestion cérébrale", dit le Dr. Dean Johnston, maître assistant de neurologie à l’Université de British Columbia. "La restauration rapide est liée à l’obésité, et l’obésité augmente le risque d’une congestion cérébrale".

Afficher article  Le petit verre de vin quotidien nuit à la santé
HALTE au petit verre de vin quotidien, aux trop nombreux steaks ou côtelettes, à la charcuterie ad libitum, et vive l'allaitement maternel : l'Institut national du cancer (Inca) a publié mardi un état des connaissances sur l'impact de la nutrition sur les cancers.
La brochure, à destination des professionnels de la santé, fait la synthèse des études internationales les plus récentes en tenant compte de l'exposition particulière des Français à certains facteurs de risque.

« Les petites doses répétées sont les plus nocives »;
Au premier rang des accusés, l'alcool qui met la France au sixième rang mondial avec une consommation de 12,9 litres d'alcool pur par personne par an (un petit verre de vin, 25 cl de bière, un pastis équivalent à 10 g d'alcool pur). Pour Didier Houssin, directeur de la santé, il n'y a pas, en ce qui concerne l'alcool et le cancer, « de dose protectrice ». On notera que cela contredit des études tout aussi scientifiques sur l'effet préventif sur les cancers de l'estomac, de la prostate, du poumon, entre autres. Hier a même été publiée une étude sur les bienfaits des côtes du rhône rouges qui seraient inhibiteurs des maladies cardio-vasculaires, première cause de mortalité en France.
La brochure de l'Inca les ignore. Avec leurs effets invisibles, « les petites doses répétées sont les plus nocives », affirme le président de l'Inca Dominique Maraninchi. Paule Martel, directrice de recherche à l'Institut de recherche agronomique (INRA), renchérit : « toute consommation quotidienne de vin est déconseillée. »
Selon l'étude, « la consommation de boissons alcoolisées est associée à une augmentation du risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, œsophage, colon-rectum, sein et foie ». Par verre consommé par jour, la hausse du risque va de 9 % (colon-rectum) à 168 % (bouche, pharynx et larynx).
La cause ? Surtout la transformation de l'éthanol en acétaldéhyde, l'éthanol augmentant d'ailleurs la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes tels que le tabac. La consommation chronique d'alcool induit aussi une déficience en folates, favorable au cancer colorectal.
En France, la consommation d'alcool est la deuxième cause évitable de mort par cancer (10,8 % des morts par cancer chez l'homme et 4,5 % chez la femme), après le tabac.
Enfin la brochure rappelle que l'allaitement maternel limite les risques de cancer du sein, recommandant une durée de six mois. Il est bon aussi pour l'enfant, puisqu'il réduit le risque de surpoids et donc de plusieurs cancers.
Selon le Pr Maraninchi, ces recommandations valent aussi pour éviter une rechute de cancer.

La brochure est disponible sur le site de l'Inca : www.e-cancer.fr


Fruits et légumes salvateurs

Les viandes rouges et charcuteries sont pointées du doigt pour le cancer colorectal. Mais sans alarmisme : le seuil est fixé à 500 g de viande rouge par semaine, soit plus que la consommation moyenne des Français (370 g).
Le sel, dont la consommation baisse depuis dix ans, semble avoir un rapport avec le cancer de l'estomac. Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent significativement le risque de cancer du poumon chez les fumeurs ou les gens exposés à l'amiante.
Le cancer est une pathologie multifactorielle (alimentation, environnement, génétique). A l'inverse, il n'y a pas d'aliment protecteur miracle. Le salut est dans une alimentation diversifiée et équilibrée associée à la pratique d'une activité physique : le respect de cette hygiène de vie épargnerait 100 000 nouveaux cas de cancer par an en France. Tous les fruits et légumes, riches en antioxydants et en vitamine B9 (folates), sont associés à une réduction du risque des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l'œsophage, de l'estomac, et, pour les seuls fruits, du poumon. La consommation quotidienne recommandée est au minimum de 400 g/j.

« Scandaleuse accusation »
Pierre-Henri Gagey, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne : « Je suis scandalisé par ces accusations qui n’ont aucune validité
scientifique. Elles émanent de gens qui s’autodéclarent experts. Si une consommation modérée de vin donnait le cancer, ça se saurait : en France, en Italie, en Allemagne, au Portugal, nos grands-pères ont bu du vin tous les jours ; leur espérance de vie n’était pas catastrophique ! C’est au contraire une consommation raisonnable de vin qui est bénéfique. »