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Mardi 3 Février
par
jerome210
le mar 03 fév 2009 13:04 CET
Vous voulez une autre vision de l'actualité que celle présentée dans les journaux, alors visitez rapidement le site L'actu en patates par Martin Vidberg : http://vidberg.blog.lemonde.fr/2009/02/03/jai-un-avis-sur-tout/. Visitez et appréciez !
par
jerome210
le mar 03 fév 2009 13:00 CET
LE MONDE 2 | 30.01.09 | 14h10 • Mis à jour le 30.01.09 | 15h20 Avez-vous déjà essayé de vendre un Minitel lors d'une brocante ? Non ? Alors, pas d'hésitation. En ces temps d'Internet hégémonique, l'expérience ne vous offrira que des réactions de sympathie, du sourire nostalgique au regard compassé. Avec un peu de chance, un couple de Britanniques en goguette s'arrêtera devant votre stand en pouffant : "Regarde-moi ce vieil ordinateur français !" Avec beaucoup plus de chance, vous ferez affaire. Parfaitement ! Cela nous est arrivé, l'automne dernier. "Combien votre Minitel ?", a demandé un monsieur, le plus sérieusement du monde, avant de confier devant nos yeux de merlan frit : "Je suis collectionneur de machines à écrire. Tout ce qui possède un clavier m'intéresse, de la vieille Underwood au PC d'aujourd'hui. Le Minitel est un maillon essentiel de cette chaîne." Topez là ! Marché conclu pour 2 euros. Et notre bon samaritain d'expliquer : "Il y a dix ans, vous aviez des bacs entiers de Minitel chez Emmaüs. Curieusement, il est devenu très difficile d'en trouver aujourd'hui. Je ne sais pas pourquoi les gens les gardent chez eux." Peut-être parce qu'ils ont des scrupules à vouloir vendre une antiquité ne servant plus à rien, hasarde-t-on... A tort ! Contrairement aux idées reçues, en effet, le Minitel n'est pas mort. Son heure de gloire est certes derrière lui, mais il fonctionne encore. Le nombre de services télématiques disponibles (les 3615, 3614, 3613...) s'élève aujourd'hui à 4 000, ce qui n'est pas négligeable même si c'est évidemment très peu comparé aux 23 000 serveurs qui foisonnaient dans les années 1990, au pic du succès. Epoque bénie où 6,5 millions de terminaux marron ou gris selon les modèles ronronnaient dans les foyers français ; époque également fructueuse où l'activité dégageait un chiffre d'affaires annuel de 1 milliard d'euros. Mais époque révolue. Les géants du marché, comme la SNCF il y a un an, ont quasiment tous quitté le vieux navire télématique au profit du Web. Avec 30 % de connexions en moins chaque année, l'outil est bel et bien appelé à disparaître prochainement. Toute la question est de savoir quand. Seule certitude : il devrait se porter un peu plus mal encore en mars, date choisie par France Télécom et Pages Jaunes pour fermer le symbolique 3611. Celui qui fut le premier annuaire en ligne au monde est à l'agonie. Réduit en miettes par Internet. Concassé par les numéros en 118. Communication directe et rapide Vu le contexte, ce qui reste aujourd'hui du Minitel a bien du mérite d'exister encore. Sa survie est due au trafic généré non par des usagers individuels mais par des PME qui continuent à l'utiliser au quotidien : 40 % des serveurs encore actifs sont ainsi réservés à des professionnels ayant besoin de communiquer avec leurs fournisseurs de manière directe et rapide, sans chichi ni bla-bla. Fleuristes, buralistes, pharmaciens, garagistes... Le Minitel a été une révolution pour ces métiers il y a vingt-cinq ans ; il reste un outil d'une fiabilité inégalée. "Pour grand nombre de professions, on n'a pas trouvé mieux, constate Guy Cronimus, responsable des kiosques et services payants chez Orange. Un Minitel a plus que jamais sa place dans un atelier ou une arrière-boutique : il peut prendre l'eau et la poussière, on peut tapoter dessus avec des doigts gras, le faire tomber... Il fonctionnera toujours." Quel ordinateur peut se targuer d'une telle endurance ? "Contrairement à un PC, le Minitel s'allume vite et ignore les virus informatiques, prône de son côté Jean-François Postaire, le responsable du 3617 LAMY, une bourse de fret destinée aux transporteurs routiers. Je suis totalement incapable de vous dire à quand remonte notre dernier problème. C'est un outil vraiment increvable." Pour ne pas dire "imputrescible", comme le croit un minitéliste de nos amis demeuré fidèle à l'appareil : "Quand la Terre sera vitrifiée, il ne restera plus à sa surface que des cafards, des presse-purée et des Minitel !" Soit. Servie par des matériaux à toute épreuve (tube cathodique antédiluvien, clavier à touches rétractile...), cette robustesse remonte à l'époque - antique - des PTT. "Il fallait un terminal d'une fiabilité totale, se souvient celui qu'on présente généralement comme son inventeur, l'ingénieur Jean-Paul Maury. A partir du moment où nous avions décidé de le fabriquer en millions d'exemplaires, il n'était pas question d'aller effectuer des dépannages chez les gens. Cela aurait été dramatique." C'est pour cette raison, alors qu'Internet existait déjà technologiquement, que fut adopté un protocole de communication basique mais inoxydable, le X25. Jean-Paul Maury n'a pas oublié les ricanements de couloir lorsque furent distribués les premiers Minitel à titre expérimental à 4000 foyers d'Ille-et-Vilaine au début des années 1980 : "Tout le monde n'est pas unanime dans une entreprise. On nous disait que cela ne durerait que deux ou trois ans. Finalement,certains terminaux ont trente ans et ils fonctionnent toujours..." Sans bug, donc. Et avec les mêmes garanties en matière de confidentialité - l'autre clé du succès. Le bidule à modem intégré n'aurait pas connu un tel destin si ses usagers n'avaient pas eu la certitude de pouvoir l'utiliser sans laisser de traces. Impossible de raconter l'histoire du Minitel sans évoquer le succès des messageries roses. Celles-ci n'ont pas fermé boutique. La plus célèbre d'entre elles, 3615 ULLA, tient même toujours le flambeau contre vents et marées. "On doit encore beaucoup à cette notion d'anonymat, explique son fondateur, Louis Roncin, patron de la société de télématique AGL. Les utilisateurs ont le sentiment que la confidentialité est mieux assurée sur le Minitel que sur Internet où les fournisseurs d'accès et autres moteurs de recherche ont les moyens de savoir où vous êtes allé. Le fait, en outre, qu'il ne soit pas possible d'intégrer des photographies continue également d'attirer des amateurs qui préfèrent fantasmer à partir de l'écrit." 3615 ULLA a toutefois du plomb dans l'aile. La messagerie ne recense plus que 30 000 visites par mois, contre 500 000 au début des années 1990. Elle ne fait plus aucune publicité nulle part alors que ses campagnes osées - la première représentait une femme nue rampant langoureusement sur les genoux - avaient quelque peu défrayé la chronique en leur temps... Une vraie saga, ULLA. Dont l'épisode le plus savoureux est le procès que lui intenta en 1987 une ex-prostituée lyonnaise répondant au même patronyme : "Quand la vraie Ulla, qui se prénommait en fait Marie-Claude, nous a attaqués en justice en nous accusant d'être d'affreux proxénètes, cela nous a fait une pub d'enfer !, rigole encore Louis Roncin. On a été condamnés à 50 000 francs, mais ce procès a dû nous rapporter vingt fois plus. On a finalement donné 500 000 francs à cette dame pour qu'elle nous laisse utiliser ce nom que nous avions adopté à la suite d'une réunion avec mes collaborateurs. C'est d'ailleurs ma secrétaire qui l'avait trouvé. L'idée était d'avoir un nom nordique qui ferait fantasmer les mecs." Plus rentable que le Web Les luxueux locaux d'AGL, à deux pas des Champs-Elysées, témoignent du riche passé des messageries coquines. Premier blockbuster de l'aventure télématique, 3615 ULLA a dégagé 12 millions d'euros de bénéfices en vingt ans. Aucun service Minitel ne réalisera un tel profit. Peu de sites de rencontre sur Internet peuvent se targuer de faire aussi bien aujourd'hui. En tout cas pas la version Web, www.ulla.com, créée par AGL afin de coller à l'époque. Avec 1,6 million de visites par mois et 80 000 abonnés payants, le site a beau avoir supplanté le 3615 du même nom, il ne rapporte pas autant d'argent. Louis Roncin est persuadé qu'ULLA sera le "dernier serveur" en activité sur le Minitel. Lorsqu'on lui demande quand l'appareil poussera son dernier soupir, sa réponse fuse : "Quand Orange décidera de couper le robinet." A la même question, Guy Cronimus, chez Orange, rétorque : "Tant qu'il y aura des éditeurs de service, on continuera." Bref, personne ne veut signer l'arrêt de mort du condamné. Le non-renouvellement des stocks et la disparition des pièces de rechange risquent toutefois d'accélérer les choses. De même pour le facteur humain : "Les éditeurs sont confrontés à un maintien des compétences, poursuit Guy Cronimus. Ceux qui étaient de jeunes développeurs dans les années 1980 ne vont pas tarder à partir à la retraite. Comment les remplacer ? A un jeune diplômé qui sort de l'école, vous n'allez pas dire : "On a un truc sympa pour toi. Ça s'appelle le Minitel".
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jerome210
le mar 03 fév 2009 12:56 CET
L E BIEN PUBLIC. - Certains comportements alimentaires des enfants sont-ils dangereux ?
Vincent Boggio. - Mes travaux et ceux de mes collègues ne consistent pas à déterminer ce qui faut consommer ou ne pas consommer. Nous nous intéressons à la construction des préférences alimentaires chez les enfants. La tentative parentale de contrôler la nature des aliments et les quantités consommées se révèle généralement contre-productive. La restriction d'un aliment apprécié accroît la préférence pour celui-ci ainsi que sa consommation après la levée de la restriction. A l'inverse, forcer un enfant à manger favorise le développement d'une aversion à l'aliment, laquelle reste longtemps marquée. LBP. - Que préfèrent manger les enfants ? V. B. - C'est bien connu : les enfants préfèrent le sucré et le gras. Dès la naissance, le bébé manifeste une orientation préférentielle vers certaines molécules odorantes consommées par sa mère en fin de grossesse. Le nouveau-né exprime par des mimiques sa perception des saveurs : la saveur sucrée provoque une expression de plaisir, les saveurs amères et acides, de déplaisir, et la saveur salée des réactions variables. Quand l'enfant grandit, la saveur sucrée reste appréciée, la saveur amère reste rejetée et la saveur acide devient appréciée de certains enfants. L'attirance pour la saveur salée augmente et devient nette à deux ans. LBP. - De quelle façon se forment les préférences alimentaires ? V. B. - On entend fréquemment dire qu'il faut « changer les habitudes alimentaires » des enfants. Selon moi, demander à un enfant de « changer ses habitudes alimentaires » revient à lui demander de « renoncer » à ses préférences. Vouloir faire cela est très difficile passé l'âge de trois ans. A cet âge apparaît la néophobie alimentaire. L'acceptation d'aliments nouveaux diminue alors fortement. De plus, certains aliments appréciés peuvent être rejetés. Certains enfants deviennent beaucoup plus difficiles que d'autres. En revanche, vouloir changer les comportements est moins grotesque. LBP. - Comment cela peut-il être possible ? V. B. - Aujourd'hui, les repas des enfants de 0 à 3 ans sont trop souvent tristes et monotones. Les préférences des enfants sont conditionnées par l'éducation des parents et de la société qui autorisent de plus en plus les enfants à choisir. Les habitudes alimentaires naissant avant l'âge de trois ans, il faut habituer l'enfant à la diversification des aliments par la répétition : au moins 10 fois par aliment pendant ces trois ans. Faire une liste des aliments mangés une fois dans l'année par l'enfant permet de bâtir ce répertoire alimentaire. Propos recueillis par Vincent LINDENEHER, 03/02/09, Le bien public (*) Vincent Boggio est notamment physiologiste, pédiatre et chercheur au CHU, et maître de conférences à l'université de Bourgogne.
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jerome210
le mar 03 fév 2009 12:55 CET
Faites le test autour de vous et vous serez surpris… « Le jour où la famille a failli se retrouver 13 à table, ma belle-mère était prête à se désister ! Finalement, on est passé à 14… » rapporte Laurence, mi-figue mi-raisin. Non contents d'être superstitieux, certaines personnes imposent leurs croyances à leur entourage, crachant à qui mieux mieux au passage d'un chat noir, touchant du bois - ou à défaut leur tête ou la vôtre - pour conjurer le sort, sans parler de ceux qui bondissent sur la baguette pour la retourner…
Ça prête à rire, et pourtant : qui n'a jamais passé au peigne fin un carré d'herbe pour y trouver un trèfle à quatre feuilles porte-bonheur - par désœuvrement, sans doute -, qui n'a pas fait un vœu en apercevant une étoile filante, qui croise le verre avec son voisin ? La superstition est un fait commun à toutes les cultures, seuls les signes diffèrent : sa définition la plus courante est « Le fait de croire que certains actes, certains signes entraînent, d'une manière occulte et automatique, des conséquences bonnes ou mauvaises ; croyance aux présages, aux signes. » Un phénomène répandu Un sondage (1) vient d'être réalisé par TNS Sofres auprès de 4 234 interviewés, porte sur le thème « Les Français et les superstitions ». Il en ressort que : « Même minoritaire, la superstition apparaît comme un phénomène assez largement répandu dans la population française : 41 % des Français se déclarent ainsi superstitieux (contre 58 %). Tous ne le sont cependant pas dans la même mesure : si 7 % reconnaissent être très ou assez superstitieux, ils sont 34 % à se dire un peu superstitieux. Les femmes apparaissent ainsi plus superstitieuses (49 %) que les hommes (34 %), les jeunes davantage que les personnes plus âgées (51 % des 15-34 ans pour 31 % des 60 ans et plus) de même que les catégories socioprofessionnelles modestes le déclarent plus volontiers (49 %) que les catégories supérieures (37 %). » Les Bourguignons peu superstitieux De réelles différences régionales émergent par ailleurs. Ainsi, près d'un Auvergnat sur deux (48 %) se déclare superstitieux, contre 33 % en région Rhône-Alpes. Et en Bourgogne ? 59 % ne le sont pas du tout, 6 % assez et 35 % un peu. Sur l'ensemble, 56 % évitent quand même de poser le pain à l'envers sur la table, 43 % de passer sous une échelle, 33 % d'ouvrir un parapluie dans une pièce. Ils ne sont plus que 15 % à craindre de croiser un chat noir, 19 % d'être 13 à table, 13 % à penser que jeter une pièce dans une fontaine leur porterait chance… Le nombre le plus remarquable, c'est les 78 % de personnes qui considèrent que le vendredi 13 est un jour… comme un autre. Pourtant, cette date voit à chaque fois les cagnottes et les participants augmenter pour les jeux de hasard… à confirmer dans 10 jours. M. G. avec Les Enjeux du Quotidien n° 22 (1) Les rédactions de tous les titres adhérents de s organisations SPQR, SPQN, APQUG et AEPHR en sont les destinataires |
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