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Afficher article  Banques : les moins chères… et les autres

Pour sa neuvième édition, l'enquête annuelle du "Monde Argent" sur les tarifs des banques fait peau neuve. Nous avons demandé à l'observatoire indépendant des produits financiers, Testé pour vous, de comparer les tarifs de 41 établissements (pour voir les résultats, cliquez ici). Une vaste entreprise, tant les tarifs bancaires sont parfois difficiles à décrypter.

"Nous avons l'habitude de lire ces dépliants depuis dix ans, et, pourtant, on constate encore de nombreuses difficultés dans l'interprétation de certains tarifs, pour lesquels les plaquettes des banques restent ambiguës ou incomplètes", confirme Olivier Eon, responsable des contenus pour les consommateurs chez Testé pour vous.

Au cours de l'enquête, l'observatoire indépendant a d'ailleurs échangé régulièrement avec la plupart des banques afin d'éclaircir certains tarifs. Il ne s'agit pas de négociation, bien sûr, mais de s'assurer de la justesse des coûts attribués à chaque établissement. Un travail de longue haleine réalisé tout au long du mois de janvier.

L'ARRIVÉE DE NOUVEAUX ACTEURS ATTISE LA CONCURRENCE

Si les cinq profils étudiés ont été remodelés, le résultat de l'enquête s'inscrit, lui, dans la droite ligne des années précédentes : La Banque postale et les banques en ligne, Boursorama Banque en tête, sont les établissements financiers les moins chers en France.

L'arrivée de nouveaux acteurs, bancassureurs ou banques à distance, attise la concurrence entre établissements financiers. Pourtant, Testé pour vous n'observe pas de baisse significative des frais bancaires dans la durée. "Les banques sont très attentives aux comparatifs des tarifs réalisés par les associations de consommateurs. Ils les prennent en considération pour baisser certains postes stratégiques au fil du temps comme le coût d'un virement en agence ou de la mise en place d'un virement permanent ou d'un prélèvement, tout en augmentant le coût d'autres services", indique Laurence Dourron, analyste chef de produit banque chez Testé pour vous. Rendez-vous l'an prochain pour comparer, sur la base des profils redéfinis, le coût des banques poste par poste.

Principale nouveauté cette année, nous avons créé un profil "budget serré" pour les clients ne bénéficiant pas d'un accès à Internet. Ils réalisent donc toutes leurs opérations en agence, ce qui nous a conduits à ne conserver que les établissements disposant d'un réseau suffisamment étoffé.

Autre spécificité de ce client "budget serré", il est parfois à découvert. Une situation qui peut provoquer des dérapages : "Certaines banques prélèvent de plus en plus de commissions pour paiement irrégulier, en laissant passer des chèques sur des comptes à découvert. Résultat, nous recevons des dossiers de clients pour les lesquels ces frais représentent les deux tiers de la facture annuelle, avec un coût total allant de 1 200 à 3 000 euros sur leur récapitulatif annuel de janvier!", s'indigne Serge Maître, le secrétaire général de l'Association française des usagers des banques (AFUB).

ÉCART CONSIDÉRABLE ENTRE LES BANQUES

Autre nouveauté, le deuxième profil correspond à un client ayant choisi, comme de très nombreux Français, un "package" bancaire, autrement dit une offre groupée incluant pour une somme forfaitaire une palette de produits et de services. Ici, comme pour le profil à "budget serré", La Banque postale, suivie de LCL, se classe en tête.

Ce profil illustre parfaitement l'écart considérable entre les banques côté tarif. "Compte tenu de tous les produits et services utilisés par ce profil, dont une carte bancaire internationale à débit différé, un coût allant jusqu'à 120 euros par an, soit 10 euros par mois, semble raisonnable. Au-delà, soit tout de même 18 établissements, cela devient trop cher", estime M.Eon.

Le troisième profil correspond à un client "aisé", qui a choisi de souscrire à chaque produit et service à la carte. Cette fois, le coût de la carte bancaire sélectionnée détermine en partie le classement final. Boursorama Banque arrive en tête, avec un coût annuel limité à 18 euros. Et pour cause : cet établissement en ligne ne facture plus la carte bancaire à ses clients à condition qu'ils affichent des revenus suffisants. La politique tarifaire de cette filiale de la Société générale repose sur la gratuité de certains services, qui permet à 52% de ses clients de ne pas payer de frais bancaires. Une offre qui rencontre un succès grandissant.

D'autres banques en ligne pratiquent également des tarifs très compétitifs sur les cartes bancaires. Axa Banque et Allianz Banque (ex-Banque AGF) proposent un système de "cash back" permettant au client de se voir rembourser tout ou partie de la cotisation annuelle de carte bancaire en fonction des dépenses réalisées avec celle-ci. Autre mécanisme, la "carte qui épargne", de Monabanq, permet de placer quelques centimes sur un livret bancaire à chaque utilisation de la carte, complétés par un abondement de la banque.

Les deux derniers profils, "actif en Bourse" et "haut de gamme", reprennent les caractéristiques du client "aisé", auxquelles s'ajoutent un livret bancaire et un compte titres. Les intérêts générés par le livret bancaire, sur la base de la rémunération au 1er janvier 2009, compensent en grande partie les frais réglés par le client sur les autres postes, notamment le courtage en Bourse. Ainsi, Boursorama Banque et Monabanq affichent un coût total négatif sur le profil du client "actif en Bourse".

Agnès Lambert
Afficher article  Manger des légumineuses à grains réduirait les risques d’obésité et de diabète
Manger des légumineuses à grains comme les haricots, pois, lentilles et pois chiches, peut aider à combattre des maladies cardiaques, l’obésité et le diabète, selon les résultats de chercheurs d’universités américaines et canadiennes présentés le 7 février. La consommation de ces légumes aiderait aussi à garder une bonne santé générale.

"Les haricots, les pois et les lentilles présentent un énorme potentiel de réduction du cholestérol, de lutte contre les maladies cardiovasculaires, de gestion de l’insuline et de protection des intestins", a déclaré Peter Watts, directeur de l’innovation de la société Pulse Canada.

Les résultats des études cliniques montrent que les légumineuses à grains peuvent contribuer à une meilleure maîtrise des problèmes de santé liés au poids, notamment le diabète de type II et les maladies cardiaques. La consommation régulière de haricots et autres légumineuses à grains peut contribuer à réduire le taux de triglycérides et de cholestérol dans le sérum, deux facteurs de risque majeurs des maladies cardiovasculaires.

L’étude établit également un lien entre la consommation de légumineuses à grains et une meilleure santé des artères ainsi qu’une réduction de la pression artérielle.

Plusieurs études ont démontré que la consommation régulière de légumineuses à grains est un outil important pour combattre l’obésité dans la mesure où elles procurent un sentiment de satiété et aident à perdre du poids. Les diabétiques pourraient également tirer profit de la consommation des légumineuses du fait de leur index glycémique faible et de leur contribution à la régulation du taux d’insuline.